Un conseil jardin par mois
Une nouvelle rubrique fait son apparition sur notre site internet. Tous les mois, des conseils pour jardiner "bio" vous aideront dans cette démarche. N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

  • Décembre : Préparer un cadeau pour les habitants de vos jardins
    Les fêtes de Noël approchent et vous n’avez pas toujours le temps de consacrer du temps à votre jardin. De plus, La météo de ces derniers jours n’a pas été propice aux entretiens et plantations d’arbres et d’arbustes. En attendant des jours meilleurs, on peut très bien pendant un temps, laisser se reposer le jardin et le jardinier.
    En effet pourquoi ne pas créer pour les petits habitants de nos jardins des abris naturels ?
    Faire table rase de nos jardins n’est pas toujours idéal pour la faune en ces mois d’hivers. Les graminées en graine non arrachées peuvent servir de nourriture aux oiseaux de passage comme les bouvreuils, chardonnerets et autres pinsons. Si vous laissez quelques arbustes non taillés, des mésanges se régaleront de larves et d’insectes cachés dans les écorces. Un tas de bois ou de branches non ramassé pourra servir de refuge à un hérisson ou sa petite famille qui vous débarrasseront des escargots et limaces au printemps.
    Un jardin est à l’image du jardinier et souvent un jardin bien « entretenu » fait l’éloge de son propriétaire. Toutefois si la nature devait lui donner une note elle ne serait pas « élogieuse ». On prend de plus en plus conscience que notre environnement est de plus en plus dégradé et la création de ces petits bouts de nature sauvage disséminés dans votre quartier peuvent faire survivre une grande partie de la faune locale ou de passage en hiver. Il existe de plus en plus d’abris, mangeoires et nichoirs proposés dans les commerces mais si votre jardin n’est pas accueillant pour la faune, ils ne seront que peu utilisés.
    L’esthétique et le fonctionnel peuvent se retrouver chez une plante locale, j’en reparlerai pour le conseil de Janvier.
    Bonne fête de fin d’année et pour la nouvelle année prenez de bonnes résolutions.




  • Novembre : A manger pour notre jardin !
    Vos cultures ayant consommées une partie de la matière organique du sol, celui-ci doit refaire ses stocks pour l’année à venir. Deux apports sont donc à faire en cette période :
    - Les engrais (améliorateur des propriétés chimiques d’un sol)
    - Les amendements (améliorateur des propriétés physiques du sol)

    Les engrais sont à la base de l’alimentation des plantes. Tout d’abord, on trouve l’azote qui agit sur la croissance et la photosynthèse des plantes puis le phosphore qui agit sur le développement des racines et des fruits. Le potassium, quant à lui, augmente la résistance de la plante aux parasites et au climat. Suivant le stade de croissance de votre plante, elle aura besoin d’une quantité plus ou moins importante de ces éléments. D’autres engrais dit macroéléments sont aussi indispensable à la plante comme le calcium, fer ou magnésium. Ces engrais peuvent être de différentes origines et faciles à employer comme le sang desséché, la corne broyé pour l’azote (4 kg / are) ou la cendre de bois riche en potasse et phosphore (6 kg / are).
    Il existe un autre type d’engrais appelé « vert ». On utilise une plante pour protéger le sol lors des périodes hivernales. Cette plante sera ensuite enfouie avant sa floraison afin d’enrichir le sol. En plus de protéger le sol de l’érosion et du tassement, cette culture diminue la prolifération des adventices et aide au bon développement de la vie microbienne. Pour sa mise en place rien de plus simple : on prépare le sol comme pour une plantation classique et on sème à la volée. Les plantes utilisées sont surtout du lotier, de la minette, de la vesce ou du trèfle.

    Un amendement, quant à lui, est un apport de matière (fumier, compost, terreau, poudre de roche) qui va améliorer la structure d’un sol. En effet, un sol est vivant, il peut se tasser ou s’appauvrir et créer un manque à votre future plantation. Les racines peuvent avoir des difficultés à croître en profondeur et à puiser les éléments minéraux du sol. La quantité dépendra évidemment de la richesse de votre amendement. Un fumier peut être mélangé avec du compost et du terreau pour que les différentes qualités de ces 3 matières se complètent. On considère la quantité d’apport idéal pour un amendement riche de 1,5 à 2 kg pour m². Faites attention aussi à la nature des éléments que vous voulez incorporer en fonction de la nature de votre sol (sol acide= apport basique).

    En conclusion, l’idéal est avant toute chose de faire une analyse physique et chimique de votre sol, pour connaître ses excès et ses carences. Ainsi vous ferez des apports adéquat pour le bien être de vos plantes. On peut se procurer facilement de nos jours, des petits kits d’analyse dans la jardinerie et sur le web. Tous ces engrais et amendements sont à incorporés en surface car c’est là que les plantes en auront le plus besoin.




  • Octobre : Bientôt le repos du jardinier !
    Les récoltes et entretiens du jardin sont quasiment terminés en ce mois d’octobre mais il reste tout de même un dernier travail avant la saison prochaine : la désinfection
    - mécaniques : la brosse métallique
    - chimique : l’ alcool, le cuivre et la chaux
    - naturelle : le feu
    Tous vos outils et matériels de cultures doivent être nettoyés en profondeur avant leur rangement. En effet, les outils de coupe et autres ayant servi pendant une année complète peuvent porter en eux des germes pathogènes. Ceux-ci peuvent rester en état de latence tout l’hiver et se réveiller lors de l’utilisation de ces outils au printemps.
    Le plus simple est un premier nettoyage à la brosse métallique puis appliquer avec un tissu de l’alcool à 90° ou à brûler sur les parties brossées. On peut finir ce nettoyage en appliquant une fine couche de graisse pour préserver l’outil de la rouille.
    Pour les tuteurs et autres supports de culture, là aussi il faut penser à faire la même opération car les mousses, champignons et autres parasites (œufs et larves ) sont présents et, les futures récoltes peuvent en pâtir. Un traitement à la bouillie nantaise ou bordelaise complètera la désinfection de tous ces supports en bois.
    La destruction par le feu est quant à elle utile pour les déchets de cultures, il ne faut surtout pas les incorporer à votre compost ou les laisser sur place. Il risque de contaminer votre compost et jardin.
    Pensez tout de même à vous renseigner auprès de votre commune au sujet des feux de jardin s’ils sont autorisés ou non. Une période d’interdiction est souvent mise en place pour éviter les incendies accidentels.
    Dernier conseil, l’installation des derniers refuges à insectes est à effectuer dès à présent pour le confort de vos insectes alliés (chrysopes, coccinelles, osmies,...).




  • Septembre : Greffe des arbres fruitiers
    En ce mois de septembre, les premiers bourgeons se réveillent. Pruniers et abricotiers sont les premiers. Un problème apparaît quand le porte greffe de ces arbres fruitiers n’est pas adapté à notre climat et notre sol. En effet, les arbres greffés achetés dans les grosses enseignes de jardinerie sont fournis en plants qui ne sont pas forcément adapté à la région de vente. Un arbre se développe harmonieusement quand le porte greffe accepte la nature du sol où il sera planté. Essayez de planter un camélia en terre calcaire, il végétera et disparaîtra en un peu moins de 3 ans. L’idéal est la plantation d’un arbre greffé par soi même.
    Achetez ou récupérez un merisier ou un prunellier que vous plantez en terre meuble et fertilisée, fendez en 2 la partie supérieure et incorporez un greffon taillé en biseau de la variété choisi. Ligaturez avec un raphia puis bouchez la plaie avec un mastic à greffer.
    Il faut que le greffon porte au moins 3 bourgeons et qu’il soit insérer légèrement en retrait dans le porte greffe. Si la greffe a pris, vous verrez les bourgeons s’ouvrir et grandir.
    Dernier conseil, sur un prunellier on peut greffer des abricotiers et bien sûr des pruniers. Quant au merisier, il ne supportera que des cerises. Privilégiez les variétés locales qui vous assureront une récolte prometteuse et durable dans le temps.

    A vos sécateurs et greffoirs……


  • Août : Le JST, qu'est-ce que c'est ?
    Le jardinage bio est avant tout une utilisation du vivant pour protéger et cultiver vos plantations. Pour mettre toutes ses chances de son cotés, 3 points sont à prendre en considération : Le JST

    Le J de votre jardin doit être un espace approprié à vos besoins personnels. Une orientation Sud-est est idéale et tant pis si cela est devant votre porte. Vos plantes auront ce qu’elles voudront au moment où elles le voudront. Un jardin divisé en 4 parcelles facilitera les passages et la rotation des cultures. Une haie face au vent dominant sera protectrice et utile pour vos alliés ailés.

    Le S de semence doit être un choix de variétés locales qui ont fait leurs preuves, elles sont peu exigeantes et rustiques. Jamais de culture contre-saison, on consomme que ce qui est de saison…...
    Une plante locale bien implantée dans son milieu est peu perturbée par les agressions climatiques et parasitaires. Celle-ci, déplacée dans un milieu contraire à son biotope, aura besoin de l’homme pour survivre. La solution : chercher autour de vous, des jardiniers ayant des variétés familiales sinon faites vos propres semences.

    Le T du votre travail de jardinier bio, est de produire en préservant son environnement.
    Semer des engrais verts pour limiter les lessivages, ils apportent de plus une fertilisation intéressante après enfouissement. Des rotations régulières nettoieront vos sols tout en limitant les indésirables. Utiliser des produits de traitements issus de vos adventices. Pailler limite le désherbage et l’arrosage.

    Une application de ses 3 points vous aidera à protéger votre environnement proche tout en favorisant la conservation de variétés anciennes.
    Et quel plaisir d’offrir ou de faire goûter à vos amis un bout de votre patrimoine végétal familial. !!

  • JUILLET : Gardez un sol bien frais !!
    Nous voici au mois de juillet, les plantations sont toutes à peu près terminées. L’été va commencer enfin à s’installer et les corvées d’arrosage vont commencer. Pour éviter tout cela, on peut mettre dans un jardin plusieurs systèmes d’arrosage. En voici quelques uns:

    Pour le potager, rien de mieux que la mise en place d’un tuyau poreux. Celui-ci se gonfle avec la pression et l’eau perle tout le long sa longueur. La terre ainsi s’abreuve petit à petit sans laisser de flaques inutiles et coûteuses.
    Ce système pratique est intéressant pour des plantations en lignes ou serrées. Petit bémol : ne l’utiliser que si vous avez une même espèce de plante sinon vous risquez d’apporter trop ou pas assez d’eau sur une même surface

    Pour les massifs, l’idéal est le paillage. Il en existe des minéraux mais aussi des organiques issus de déchets de récolte ou de taille.

    Les minéraux (ardoise, graviers, roches volcaniques, ….) sont pratiques car économiques et durables dans le temps, une épaisseur de 8 cm est suffisante. Le coût est un peu élevé mais le résultat est là.

    Les déchets organiques (écorces de pin, paille, lin, cosse de graines, …) ont une durée limitée mais en se dégradant apportent des éléments utiles aux plantes. Là aussi, une bonne épaisseur est nécessaire pour être efficace mais gare au vent et aux oiseaux qui soulèvent les éléments les plus légers.

    Pour le paillage, le broyat de vos tailles d’arbustes aura un effet d’humus autour de vos plantes. L’achat d’un broyeur vous garantira ainsi une quantité importante de paillis qui vous évitera les allers et retours à la déchèterie. Le coût d’achat est plus important mais vous l’amortirez en quelques années sans difficulté. De plus, il peut être utile pour broyer les éléments les plus gros dans votre composteur.
    Votre système d’économie en eau dépendra surtout des besoins de vos plantes et du potentiel de votre jardin en déchet. Il faut toujours s’adapter à ses besoins et non à ceux du voisin.


  • JUIN : Recettes naturelles contre les parasites
    Nous voici au mois de juin, les arbres, arbustes et autres plantes commencent à être envahis par des parasites suceurs de sève tel que les pucerons, cochenilles, …

    Le problème majeur ne vient pas de ces animaux mais des dégâts secondaires qu’ils occasionnent. En effet, les virus et bactéries sont transmis à nos plantes par leurs attaques. De plus, leurs déjections riches en sucres sont le terrain favori de la fumagine ou champignon noir qui occulte la feuille de la lumière, et ainsi réduit la photosynthèse. La plante est donc mal nourrie, affaiblie et peut dépérir si rien n’est fait. Des solutions existent pour lutter contre ce problème: l’aide des insectes auxiliaires (conseil du mois de mars) et l’installation de pièges olfactifs ou gluants (savon noir)

    Mais l’utilisation de produits à base de plantes peut également être efficace. Trois sortes de préparations : les purins ou macération, les infusions et les décoctions

    Quelques recettes:

    En préventif contre les pucerons : Purin d’absinthe : Faire tremper 2 kg de plante dans 10 litres d’eau pendant 2 à 3 jours.
    En curatif contre les pucerons : Macération de gourmand de tomate. Faire tremper 800 gr de gourmand dans 10 litres d’eau pendant 2 à 3 jours.
    Contre les pucerons et limaces : Macération de fougère aigle. Faire tremper 850 gr de fougère dans 10 litres d’eau pendant 8 à 10 jours.

    Les seules précautions à prendre sont d’utiliser de l’eau de pluie dans un contenant neutre (plastique).
    L’utilisation de ces préparations doit se faire rapidement. Il faut donc prévoir un peu à l’avance la fabrication de ces produits.
    Pour tout renseignement complémentaire, le CPIE Seignanx et Adour se tient à votre disposition.


  • Mai : Le greffage des légumes !
    Depuis quelques années on voit apparaître des légumes greffés dans les jardineries, le prix est un peu élevé mais quel en est l’intérêt ?
    Dans un potager, les légumes d’été souffrent des conditions climatiques et d’attaques de parasites plus souvent que les légumes hivernaux car ils ont tous des origines de pays chauds. Par exemples, le melon est africain, le concombre indien, courgette et tomate viennent d’Amérique centrale
    Pour éviter des arrosages et traitements intensifs qui quelque fois ne suffisent pas à garantir une récolte correcte, on a eu l’idée d’appliquer aux légumes ce qui a toujours été pratiqué chez les arbres fruitiers. Le greffage associe une plante appelée « porte greffe », rustique, résistante aux intempéries, aux maladies et adaptée au sol d’une région et un « greffon » qui apporte un fruit de qualité, de grosseur et de goût incomparable.
    C’est ainsi qu’une tomate ou un concombre greffés seront moins sensibles aux maladies et donneront le fruit de la variété choisie
  • Une greffe facile et originale à réaliser :
  • Plantez un plant de pomme de terre,
  • dès que la tige sort de terre effeuillez la puis fendez là,
  • Insérez une tige de tomate avec ses feuilles et ligaturez.

  • Vous obtiendrez ainsi une plante unique qui fournira des tomates et des pommes de terre , d’un petit calibre certes mais qui épatera vos amis .
    Dernier conseil attendez toujours la fin mai avant de mettre vos légumes d’été dans votre potager, un risque de gelée est toujours à craindre !

  • AVRIL : Une prairie contre un green !
    Avec les beaux jours, bourgeons et fleurs se réveillent mais aussi la routine périodique de la tonte. En effet pour entretenir correctement notre pelouse, c’est le moment de faire une première taille .Et pourquoi ne pas changer notre approche du jardin ? Une prairie contre un green de golf.
    En effet il n’y a que des avantages. Coupes moins répétitives, économie en carburant et en temps. Inconvénient ? …. Il n’y a en pas sauf peut-être une herbe plus haute qui risque de faire jaser dans le quartier !
    Vous pourrez leur répondre qu’avec ce mode d’entretien, fini les problèmes de mousse, de vivaces indésirables, plus de tassement de sol. L’herbe respire sur un sol non compacté sans concurrence pour la nourriture et l’eau. De plus l’été votre pelouse prairie étant plus haute l’évapotranspiration sera réduite et donc moins d’arrosage.
    Pour cela réglez votre tondeuse sur la position 2 ou 3 ce qui relève la lame qui va couper l’herbe au-dessus de 8 cm. A cette hauteur l’herbe cache la surface du sol de la lumière ce qui limite la germination des adventices et les passages répétés couchent l’herbe sans tasser le sol.
    Alors vive la tondeuse, mais pas trop !

  • MARS : La lutte grâce aux auxiliaires
    En ce mois de mars avec l’arrivée du printemps, les parasites vont à nouveaux envahir les jardins et vos chères plantes. Pucerons, chenilles et autres suceurs et mâcheurs vont reprendre leur travail…. Comment les contenir d’une manière écologique ?
    L’installation de nichoir paraît être une bonne solution, mais attention, il ne faut pas installer n’importe quel nichoir. Il faut d’abord choisir l’espèce d’oiseau qui conviendra au mieux à cette lutte sans merci.
    Les mésanges charbonnières et bleues sont les championnes de la discipline. Elles peuvent consommer jusqu’à 500 insectes par jours et visitent tout chez la plante : branches, fleurs, dessous de feuilles. Rien ne leurs échappent. Pour les accueillir, une boite carrée avec un toit en pente suffit largement. Un trou d’entrée de 28 mm pour les mésanges bleues est suffisant tandis qu’il faudra compter 32 mm pour les mésanges charbonnières.
    Ces habitats sont à installer à 2 m du sol pour prévenir des prédateurs avec une exposition sud sud est.
    Il est important de les installer en mars pour que les oiseaux s’habituent à la présence des nichoirs. Ainsi, dès le mois d’avril les premiers oiseaux visiteront vos nichoirs et pourront pondre 4 à 5 œufs. Si tout se passe bien une deuxième ponte pourra se faire cet été. Votre jardin sera ainsi en sécurité avec ces alliers ailés.
    Alors à vos marteaux, scie et clous

  • Février: Un jardin de fruits
    C’est la saison des greffes. La technique la plus simple et assurant un succès garanti est la greffe en fente.
    Mais avant tout pourquoi greffer un arbre ?
    Un arbre pousse et se développe plus ou moins bien, suivant son exposition et la nature du sol où vont croître ses racines. Si cet arbre n’est pas de la région, il aura en plus le problème de son acclimatation qui risque de le ralentir pour raisons (sensibilité aux parasites, sol asphyxiant, printemps trop précoce, etc.). Pour y remédier quand on veut à tout prix une certaine espèce de fruitier, le greffage est la solution : Deux arbres en un.
    La partie basse de l’arbre greffé ou porte greffe est constituée en partie d’un tronc et de racines, la partie haute ou greffe comprend une partie du tronc et les branches. La partie basse assure la rusticité tandis que la partie haute la qualité gustative du fruit.
    Le choix du greffon est primordial : pas de blessures apparentes, sain, de l’année (bois clair) avec un diamètre d’un crayon, et 3 bourgeons maximum. Il sera coupé à sa base en biseau.
    Pour le porte-greffe, on coupe le tronc à hauteur minimum de 20 cm. On fend le tronc de 3 à 4 cm. On insère le greffon dans cette fente en ayant soin de le mettre légèrement à l’intérieur du porte greffe avec un bourgeon tournée vers l’extérieur. On utilise ensuite un lien type raphia ou élastique qui va maintenir la fente sans trop la serrer puis on applique un mastic à greffer pour étanchéifier la blessure. N’oubliez pas d’en appliquer sur la partie haute aussi. Si le bourgeon se gonfle et s’ouvre le mois suivant, c’est que le greffon est bien positionné. Il faut veiller à arroser le pied de l’arbre toute l’année pour être sûr d’un résultat positif. On peut espérer les premiers fruits 3 ans après le greffage. Si vous voulez des pruniers ou abricotiers optez pour une porte greffe prunellier ou prunier sauvage, pour les cerisiers, ce sera un merisier ou cerisier sauvage, les pommiers sur pommier franc et poiriers sur poirier franc
    Dernier conseil : Utilisez une lame toujours désinfectée, j’utilise pour ma part une lame de cutter type rigide (découpe moquette) pour préparer le greffon et la fente du porte greffe (coupe franche).

  • Janvier: Un jardin sans soucis
    Certaines plantes ornementales vendues dans les jardineries ne sont pas les bienvenues dans nos jardins car elles peuvent devenir invasives voire très invasives. En effet leur performance de propagation par semis les classent dans les nuisibles comme les herbes de la pampa, arbre à papillon, érable negundo renoué du japon, etc... . D’autres, quant à elles, de découvertes récentes sont encore mal connues car peu d’informations circulent sur leurs aptitudes de développement. Toutes ces plantes apportent peu d’intérêt à la faune locale mais remplissent leur rôle de plantes ornementales auprès de certains jardiniers à coup d’arrosage et de traitement important.
    Pour un jardinier responsable le but recherché lors d’une plantation est de trouver la plante rustique peu sensible aux maladies et insectes parasites, peu gourmande en eau et nourriture mais ayant une floraison ou un feuillage attractif. De plus, il faut qu’elle apporte un intérêt pour les insectes et animaux du jardin.
    Voici une liste de plantes qui peuvent vous aider à aménager votre jardin en combinant l’effet esthétique et utile. Viorne obier, noisetier, cornouiller sureau noir néflier, aubépine, bourdaine et prunellier peuvent créer une haie défensive, protectrice, et mellifère. A mener en libre ou taillé. Pour des arbustes et arbres en massif ou isolés, on peut utiliser les végétaux cités ci-dessus mais aussi pourquoi pas un érable champêtre, poirier commun, pommier commun ou arbousier. Ce ne sont que les quelques végétaux les plus intéressants mais ils en existent bien d’autres. Dernier conseil : faites attention à ce que proposent certaines entreprises qui commercialisent des « haies pour oiseaux » ou « haies écologiques », car les espèces proposées ne sont pas toujours intéressantes pour la faune locale.
    Alors bonne plantation.

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